Festival Ahoko Kouah’in de contes, 7ème édition : les aurevoir et le retour sur Abidjan

La cinquième et dernière partie ! Bon, j’ai dû faire court parce que convalescente 😒

La nuit de contes fut un moment plein d’expériences et d’émotions, avec les chants et les danses, les répliques du public qui intervenaient à point nommé, à la demande d’un conteur, d’une conteuse… Rappelons que chaque conteur a un ou des « cri(s) de guerre » sinon de « réveil », de « rappel à l’ordre… » qui permet(tent) une intime coopération public-conteur/conteuse. L’un des plus célèbres est le « Apa ziribo titi mati » de Alexis Djisso auquel répond le public en disant :
« Na dé assa, tsé-tsé ».
Et le décor ? Le décor… il n’y avait que l’art dans l’atmosphère… Plusieurs contes m’avaient marquée. Malheureusement, je ne pourrais tous les relater. Je vous souhaite d’être les témoins de toute ces beautés au prochain festival ! Bon, je vous invite à lire cet article  de mon cher ami Herman Bleoue, qui évoque un conte de Tata Princesse. Vous savez, grâce à elle, on a su l’origine du Hip-hop… qui a été créé par un chien. On a bien rigolé… Et la morale de cet autre conte, celui de madame Gnépé Mélanie qui enseignait que mentir, insister avec le mensonge, mentir sans fléchir, ce n’est pas cela qui fait un homme, qui lui confère grandeur, honneur, fierté.

Ahoko Kouah’in n’gwa n’gwa a réuni plusieurs conteurs venus de Béoumi, de Bouafla, d’Abidjan… Et les contes on été dits en plusieurs langues :
Baoulé, Gouro, Français…
C’est au petit matin, vers 4 h que les rideaux de la veillée en contes se sont refermés.

Le retour sur Abidjan

Dimanche matin, nous eûmes encore droit à un copieux repas, petit-déjeuner-déjeuner 🤣 sous le manguier. Les échanges étaient intéressants et l’ambiance bonne enfant. Des connaissances, nous en avons faites ! On attendait à présent le taxi appelé, qui devait arriver de Bouaflé et nous conduire dans la même ville afin de prendre un car pour Abidjan.

Coincée à l’avant du taxi, place copilote avec Herman – rappelez-vous que la surcharge est normale là – nous étions sur le chemin retour. Nous échangions avec le conducteur qui était bien plus aimable que celui qui était allé nous jeter à Pakouabo. Nous lui expliquions notre mésaventure et l’homme avec l’accent d’un ressortissant d’un pays voisin dit :
« C’est votre frère… »
Notre frère… Un baoulé ? Un Ivoirien… qui avait été si méchant, malhonnête. Le message était passé.

-Ça va ? Me demanda Herman, vu que je n’avais pas l’air bien.

-Non, répondis-je

-Tu imagines alors comment c’était pour la femme…

Dans le taxi du vilain garçon qui ne nous avait pas conduits à Krigambo, les deux personnes assises à l’avant étaient plus en chair que moi ! Au même genre de question posée alors par l’homme à sa voisine, elle avait répondu que ça n’allait pas… je comprenais mieux, je vivais la situation ! Heureusement que la dame avait bien vite pris congé de nous en descendant en chemin, arrivée au point qu’elle devait rejoindre !

Le vent, les paysages, la causette… ce voyage retour était agréable. Les conteuses Tata Princesse Brigitte Glai et Thérèse Adjoua Yao chantaient et racontaient… on aurait dit un rêve… un beau et doux rêve. De ces rêves dont je suis amoureuse, de ces voyages naturels, fraternels, où l’homme est libre, nu de mille artifices, homme… Malheureusement, tout ça n’allait durer qu’un bout de temps.

À Bouaflé, nous décidâmes d’aller direct à la gare « CTE ». Comme l’après-midi était déjà bien amorcé… je ne sais pas… on n’a en tout cas pas eu la présence d’esprit d’aller voir ailleurs. Que l’un d’entre nous aille voir à la station leader.

– Le prochain départ pour Abidjan est pour quelle heure SVP ?

– 15 heures, répondit le guichetier au teint clair. Enfin, c’est ce que j’ai entendu…

Tickets pris, quelque chose me dit de vérifier… et il était marqué 15 h 45. Je faisais la remarque au monsieur qui disait m’avoir bien dit que le départ serait pour 15 heures 45. Quand même… le différence, je l’aurais remarquée au son ! 15 heures et 15 heures 45, ça n’est pas du tout la même chose ! Est-ce moi qui n’avais pas bien entendu ? Comme j’ai horreur de ces manipulateurs qui vous font croire que c’est vous le problème ! Il n’était même pas encore 14 heures ! Moi Lisi déjà hésitante à prendre le ticket, j’aurais été réfléchir avant de choisir d’attendre le départ dans presque deux heures !
A l’entente d’autre clients qui se plaignaient à propos de l’heure renseignée – certainement avant de payer pour leurs places – Je compris qu’on avait encore affaire à… Quoi ? Il est bien marqué qu’aucun remboursement ne peut être fait après achat. Alors, dès que vous avez donné votre argent et que le ticket a été « coupé », c’est fini… que vous ayez été victime d’abus de confiance avant achat ou non. Nous plaignant, on entendit quelqu’un dire que CTE, c’était quand même mieux… en terme de toilettes par ailleurs, jamais ! C’était la merde !

On vit des cars arriver et repartir… jusqu’à 16 heures. Comment évoluer avec tout ça ? Mensonges sans limites et autres ?

Abidjan… Nous étions enfin interpellés. Un car sans climatisation. Un car duquel un conducteur faisait descendre une enfant, avec violence. Il la tirait par le bras et lui criait dessus. Plusieurs d’entre nous étions choqués et réagissions. La petite serait dans le car depuis plusieurs voyages. Où allait-elle ? Où voulait-elle aller ? Plein de questions fusèrent. On conseillait de la conduire au commissariat de Police par exemple. L’enfant disait vouloir aller chez sa mère à Abidjan parce que maltraitée par la compagne de son père…

Un piètre voyage !
On avançait à pas de tortue sur l’autoroute, le car semblait atteint de rhumatisme, le côté gauche était condamné, on ne pouvait pas ouvrir les vitres… je suis rentrée chez moi vers 22 heures. Le souvenir du festival efface toutes les peines relatives au voyage. A la prochaine édition, je serai en voiture perso 😘

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