Nous étions heureux d’arriver, enfin, à Krigambo. Je me souvenais des moments de la 6ème édition du festival, du café littéraire avec Constance Komara Mariam, autour de son recueil de nouvelles « Avec Conviction ». Il avait fait poser beaucoup de questions. A quoi aurait-on droit cette fois ? L’estomac dans les talons, je pensais aussi aux temps de récréation dans la cours du regretté conteur Ahoko Kouah’in, celle des regroupements. Comme on avait bien mangé à Krigambo ! L’hospitalité du peuple me revenait en mémoire. Le festival, c’est aussi ça, la bonne bouffe ! Les rafraîchissements ! Les rencontres! Nous avions tous grand faim. Les conteuses Thérèse YAO et Brigitte Glaï dit tata Princesse, l’instrumentiste Eli, le journaliste Herman Bleoue et moi-même. Je ne savais pas le diagnostic de leur état comparé à ma faim canine mais moi, j’avais vraiment une vilaine fringale et hâte de manger aussi bien qu’à la dernière saison.

La substance d’un coup de fil nous invitait à nous rendre à la demeure du sous-préfet, nous y étions attendus mais fatigués comme nous l’étions, nous préférions rester sur place et manger, en guise d’entrée sinon « d’attrape-estomac », des morceaux de poulets savamment fris avec du pain et une sauce qui allait avec… le temps que plus consistant n’arrive, ne sorte des grosses marmites au feu.
Je me demandais bien comment serait le pain, moi qui suis habituée à en manger un genre réputé bon, pour lequel les devenues françaises font la queue à la boulangerie. Mais ce pain… il était bon ! Et ce n’est pas que qui a faim n’a de choix que de trouver doux tout ce qu’il trouve pour guérir son mal !

Boissons bues, nous mangeâmes et nous nous apprêtâmes à rejoindre le Foyer des Jeunes du nom du défunt fils de la région, homme politique et d’Etat, Charles Diby Koffi.

J’oubliais… le pain, on en a mangé, mangé, il y en avait même encore sur la table quand le commissaire général du festival, enseignant et homme au service de la culture, qui a pour nom Koffi et pour prénom Koffi, en ramenait encore sur la table comme pour dire :
« vous aviez faim ? Et ben vous serez servis et encore servis ! » Sa démarche nous fît porter des sourires et déclencha de petits rires ainsi que des réactions traduisant que même si nous étions affamés, il y a quand même des limites ! 🤣 Un autre conteur nous regardant souriant, dit :
« On sent que ça va maintenant ! Quand on croise en plus les jambes… » Nous avions plus la force de discuter, de sourire, de rire, et j’avais croisé les jambes. La boîte à ragoût était pratiquement pleine.

– Monsieur, qui est à l’honneur cette année pour le café littéraire ☕️ 📖 ?

Après un bref moment de voyage, tout en me regardant, l’homme que j’admire répondit à ma question.

– Moi-même ! » Et oui, je pouvais comprendre ! M. Koffi Koffi est auteur de plusieurs œuvres de la collection Conter les soirs d’Afrique de la maison Les Classiques Ivoiriens : Zéglémétou ou encore Akissi Kaako, le-bout-de-femme-plus-qu’homme. Peut-être mon enseignant me trouvait-il trop curieuse, impatiente alors que nous allions justement au café littéraire.

Surprise : mon grand frère Seydou Gougna était de la partie avec Toutankhamon, la légende de l’enfant pharaon, prix Bernard Dadié du Jeune Ecrivain 2018.


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