Combien de temps vas-tu encore te laisser violer ?
Combien de temps vas-tu porter ce voile qui t’empêche de voir ? De te voir ?
Combien de temps vas-tu encore porter ce sombre voile, l’accepter, le laisser noircir ton étoile ?

Tu te fais violer par toi-même. Grâce à toi, tes états d’âme, ton iniquité.
Avec fureur, vigueur … tu y prends un certain plaisir pour tomber après dans la stupeur et servir tes pleurs !
Connais-tu vraiment la peur ?
Celle de tout perdre pour avoir refusé de vouloir Être ?

Combien de temps vas-tu te laisser violer ?
Tu es insultée, tu es utilisée, tu es ridiculisée.
Combien de temps vas-tu encore laisser ce qui peut être dignité s’envoler ?

Et tu gis dans les méandres de tes faiblesses.
Femme faible.
Femme tiède, quand il faut des flammes pour tenir.

Ton massacre doit-il toucher les astres avant que tu ne te décide à te débattre ?
Combattre ce désastre ?
Oui, te débattre, t’en défaire.
Le faire pour toi. Pour les quelques-uns qui croient en toi, même si on risque de finir par croire que tu n’en vaut pas la peine.

Un diadème tu pourrais être mais tu te laisse violer, déchirer, déchiqueter, ensanglanter.
Tu l’es avec ta propre aide.
Tourmentée tu l’es par les tourments que tu tisses de ta propre laine.
Laide tu es de toujours te laisser faire, pour crier après à l’aide.
Vilaine tu es d’accuser les forces de l’enfer.
A qui la faute si tes sens te poussent à l’insensé ?
Et quand certains continuent de t’encenser …

Violée tu aimes être pour après en vouloir à la terre.
Crasseuse tu es par les stigmates d’une vie de chasseuse.
Et par là on te tient, car tu ne sais pas être pieuse. Crois-tu d’ailleurs en Dieu ?
Comme je plains les tiens !
Comme tu laisses les plus ignobles vauriens enfoncer en toi leurs grappins.
Dans l’arène, il y a toi, il y a tes vices, il y a les vicissitudes de la vie. Surtout ça.

Si tu crois au sacrifice de la croix, et bien il y a un calice plein de sang qui t’a rachetée, pour t’arrêter de boire ce calice. Alors il n’en tient qu’à toi de réclamer ce rachat.
Si tu craches sur cette image, alors arme-toi de ce que tu pourras mais sors de cet engrenage de déboires.
En quoi as-tu foi ?

Je fais ma part par cet art,
Le reste ne tient qu’à toi, réellement, véritablement.
Choisis d’avoir honte de te regarder dans un miroir ou de ne plus avoir honte du tout de quoi que ce soit.
Choisis d’être digne et respectée ou le jouet, le déchet.
Choisis.
Voici ton voile, femme voilée, femme violée, femme tourmentée.

Abidjan, le 28 janvier 2018

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