Hello ! 🙂 Comme le temps passe vite ! Une semaine s’est écoulée depuis mon dernier article. Il était plus qu’urgent que j’écrive, à propos des filles et des femmes, quant le 25 novembre dernier était la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et que les messages de sensibilisation se multiplient. Et ce même jour, mon fils a gagné en âge ! 🙂

les Nations Unies et l’Union Européenne invitent les populations à participer aux 16 jours d’activisme (du 25 novembre au 10 décembre), dans l’optique de mettre fin aux violences basées sur le genre. Plusieurs personnes et organisations suivent le mot en s’investissant à bouter hors de nos sociétés, les violences faites aux filles et aux femmes. Pour moi qui suis donc active sur Internet, il est tout à fait normal de participer à la campagne qui a pour thème cette année « Orangez le monde : #ÉcoutezMoiAussi » . Nous sommes en outre, tous invités à épouser des habillements de couleur orange, le 25 de chaque mois. Aussi, l’utilisation du hashtag #orangetheworld, nous permet-elle de catégoriser nos communications et de retrouver toutes les autres incluant les mêmes termes et sur notre sujet.

A propos du choix de la date du 25 novembre instituée en journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, j’ai pu lire le billet de l’écrivaine Lamazone Wassawaney sur la page Facebook de mon amie Désirée DENEO. Je vous propose de le lire.

« L’origine de la journée contre la violence féminine se retrouve dans le courageux combat des soeurs Mariposas avant d’être associée aux violences conjugales.

25 NOVEMBRE – Derrière certaines journées mondiales, il y a aussi des histoires oubliées ou mal connues. Si l’ONU a choisi le 25 novembre pour parler des violences faites aux femmes, ce n’est pas un hasard.

Cette nuit-là, en 1960, sur une route sinueuse de République Dominicaine, trois sœurs sont assassinées.

Les conditions dans lesquelles leurs corps ont été retrouvés sont particulièrement sanglantes : les trois femmes ont été massacrées à la machette puis replacées dans leur voiture qui a ensuite été poussée dans le vide.
Minerva, Patria et Maria Teresa Mirabal se faisaient appeler « Mariposas », papillons en espagnol. Derrière ce nom de code, il y a une lutte sans merci contre le dictateur Rafael Trujillo. Un homme qui impose par exemple à sa population de faire figurer sur chaque maison, une plaque où figure l’inscription « Trujillo est Dieu » ou, une variante, « Trujillo est le maître ici ».

Tout commence quand le dictateur tente d’approcher l’aînée, Minerva, qui le repousse invariablement. La jeune femme qui étudie le droit à l’université et se lie d’amitié avec des communistes est révoltée contre la terreur que fait régner Trujillo. Résultat, face aux refus de la jeune femme, son père est emprisonné et torturé. Minerva suivra le même chemin.
Les années de lutte passent. Les trois sœurs se marient avec des hommes tout aussi révoltés qu’elles par les injustices de ce régime. En 1957, Minerva est la première femme doctorante de l’université de droit. Quand le dictateur Trujillo lui remet son diplôme, il lui fait la promesse qu’elle ne pourra jamais exercer.

Coup d’état raté, arrestations fréquentes, tortures, voilà alors le quotidien des Mariposas et de leur entourage. Un soir qu’elles vont rendre visite à leurs maris emprisonnés (résistants, ils avaient tenté un coup d’état), sur une petite route de montagne, une voiture se met en travers de leur chemin.

Les trois sœurs n’auront jamais connu la démocratie mais la nouvelle de leur mort révolte. Le 30 mai 1961, Trujillo est assassiné et il faudra encore patienter plusieurs années pour que le pays sorte de la guerre civile. Seule la quatrième sœur, Belgica Adela, leur a survécu, elle est la mémoire de leur histoire.
En 1999, l’ONU vote une résolution pour faire du 25 novembre la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Cette trajectoire n’a pas seulement inspiré l’ONU, la région d’où les trois sœurs sont originaires porte désormais leur nom, « Hermanas Mirabal » (les soeurs Mirabal). Le billet de 200 pesos est à leur effigie.

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Capture d’écran web

La romancière Julia Alvarez a écrit un roman sur le sujet, « Au temps des papillons » . Un téléfilm avec Salma Hayek dans le rôle de Minerva a été réalisé en 2001, « In the time of butterflies ». En France, Elise Fontanaille a publié en 2013 pour un public jeunesse « Les trois sœurs et le dictateur » . En 2016, la dessinatrice Pénélope Bagieu a aussi raconté ce parcours dans son recueil de portraits de femmes, « Les culottées ».
Parce qu’après le premier coup, il ne s’arrêtera jamais » .

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Capture d’écran sur le blog « La Musicaliste »

Les combats des femmes, et de tous pour les femmes, il faut les prendre à cœur, même s’il est clair qu’il en faudra beaucoup pour faire bouger les lignes, encore plus … Commençons à donner un peu de nous pour que ça fasse beaucoup en tout et que nous puissions donner un grand coup à nos maux qui même s’ils ne seront pas KO sur le coup, seront déstabilisés en nous donnant ainsi un avantage.

Des heures, des journées, des vies consacrées à la femme, aux femmes, à leur valorisation, à des entreprises pour améliorer leur situation de vie, sont pléthores. Elles sont aussi loin d’être inutiles, vaines. A la femme, sont généralement associées la vie, l’éducation des enfants, la source d’inspiration des artistes … Elle est encore, la femme, à tort ou à raison, considérée comme le (seul) garant de la stabilité d’un couple, d’un foyer, d’une famille. La femme est à cet effet, bien des fois conditionnée de par son éducation et l’influence sociétale … Conditionnée de sorte à accepter des charges qui ne sont parfois que trop lourdes pour elle. On lui dit que si ça va mal dans son couple, parce que monsieur est infidèle par exemple, c’est à elle de réfléchir aux véritables causes de son « égarement », et de trouver les solutions pour y remédier. On lui fait comprendre clairement que presque tout est de sa faute à elle. Sois souriante, gentille, compréhensive, soumise … et tu verras que tout va changer, lui dira-t-on parfois. La domination psychologique, qui est pour moi la racine meurtrière, peut occasionner qu’on ne se rende pas tout de suite compte de la souffrance endurée, tant elle est subtile et qu’elle n’est pas encore palpable, matérielle. Pourtant, atteindre l’étape de sa matérialisation est parfois le début de la fin, sinon la fin.  Quand les violences physiques sont par contre légions et que la femme se tait à propos, ou pense encore que c’est sa faute si elle est battue, on tombe dans un enfer qui ne dit pas son nom. Le syndrome de Stockholm s’installe, on a de l’empathie pour son bourreau. On subit jusqu’à y laisser son souffle de vie ou on est traumatisée pour toujours. Notre vie n’est plus la même et redevient difficilement normale, même quand nous la refaisons. Avez-vous déjà assisté à des scènes qui traduisent la peur quasi perpétuelle chez une femme ? Car elle craint de se faire taper ? Ces réactions quand un geste lui fait penser à un coup qui arrive alors qu’il n’en n’est rien ? Cela peut paraître rigolo pour des personnes qui ne connaissent pas la réalité des violences.

Plus jeunes, les filles n’échappent pas aux violences psychiques et physiques. Les cas des mariages forcés et le phénomène de l’excision qui est toujours d’actualité en Afrique en sont la preuve, entre autres réalités. J’ai même lu quelque part que l’on pouvait comparer l’excision à la circoncision et que cet acte a pour but de prévenir une attitude volage chez la femme ! 😑 quand on justifie la bêtise … Quand la coutume nous tue !

Le dicton ne dit-il pas que qui a tapé tapera encore ? Les risques de récidives sont en effet grands.

Des femmes qui sont mortes parce qu’elles étaient atteintes psychologiquement, mortes après avoir été battues, il y en a trop ! Vraiment trop ! On dira rester pour les enfants peut-être. Ces derniers auront pourtant besoin de nous en vie. Etre séparée n’est pas fatal, c’est rester j’usquà notre fin qui est suicidaire. Et quand on pense que ces hommes sont nés de femmes …

NON, STOP A TOUTES LES FORMES DE VIOLENCE.


Merci de suivre le blog, de vous abonner. A bien tôt pour un autre partage  !

💪✊

2 commentaires sur “Combats pour les Filles et les Femmes

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    1. Merci Regis ! Tu fais partie des personnes qui me soutiennent le plus, malgré tout je vais dire, dans la voie que j’ai choisi, concernant l’écriture. Encore merci.

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