Hello ! 🙂

Contente de vous retrouver pour parler de ce sujet qui m’est cher ! Cher parce que je pense porter ce titre d’écrivain, et pas que le porter … les personnes qui connaissent les réalités sous nos tropiques comprendront mon besoin de préciser les choses. Comme ils sont nombreux, ces gens qui ont des titres sans les mériter vraiment ! Peut-être même que j’en fais partie. Heureusement aussi qu’on ne peut pas tricher dans certains domaines. Pour être écrivain, il faut écrire. Pour être reconnu comme bon écrivain, il faut être lu et apprécié. Ou bien la tricherie pousserait d’autres à poser leurs noms sur des œuvres écrites par autrui ?  Bref.

L’écrivain, c’est la personne qui a l’art de la communication écrite, qui fait voyager le lecteur par les mots, qui produit des œuvres littéraires. Il décrit des réalités, lutte contre des injustices, fait de la sensibilisation, rend des hommages, extériorise ses sentiments, révèle des faits … par la magie des lettres, des mots …

Et qui est l’écrivain africain ? Qu’est-ce qui le différencie des autres écrivains ? Bah j’en ai aucune idée. Pour moi, c’est un artiste au même titre que les autres. Pourtant, la date du 07 novembre est déidée à l’écrivain africain par la journée internationale de l’écrivain africain. Une bonne chose !? En tout cas, honorer nos Lumières est essentiel.

Nos positions dépendent de nos conditions.   

J’ai appris lors d’une composition en secrétariat de rédaction, que le regretté professeur, écrivain, historien, anthropologue sénégalais Cheikh Anta Diop (1923-1986) est considéré comme le plus grand savant africain. L’une de ses oeuvres les plus influentes est Nations Nègres et Culture dont le titre laisse deviner ce à quoi on peut s’y attendre. Il est en outre plus qu’important de la découvrir, de l’étudier … (je vais m’y atteler). J’ai eu l’occasion de discuter  (grâce à mes approches via Facebook 😉 et oui ! Le réseau ne sert pas que pour partager photos de son joli minois ou de sa tenue sexy, à draguer …😅 ), avec une belle jeune femme qui a étudié ses oeuvres. Elle me disait combien il avait abattu un travail colossal et riche pour ses contemporains, pour la postérité. Un vrai patrimoine culturel, intellectuel. Malheureusement, il n’y aurait pas de continuité, parce que « les historiens africains ne font pas avancer ses idées » , a-t-elle déploré. Toujours selon les dires de mon interlocutrice qui a ajouté que Cheikh Anta Diop mérite largement le titre de plus grand savant africain, beaucoup d’étudiants africains n’ont même pas connaissance de son travail.

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Capture d’écran web

 

Moi, je pense à un autre écrivain, qui fait beaucoup de recherches et nous édifie par ses oeuvres. Lui, c’est le journaliste Serge Bilé. Vous pouvez visiter son site Internet Serge Bilé Éditions et sa page Facebook. Avec le journaliste-écrivain, on parle de Yasuke, le Samouraï noir, que l’on devisageait comme une bête, à qui on a donné un bain pour vérifier s’il était vraiment noir ;  du seul pasager noir du Titanic et de bien d’autres éléments aussi édifiants qu’enrichissants.

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Capture d’écran sur le site Serge Bilé Éditions
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Image téléchargée, page Facebook Serge Bilé

Il y en a tellement des bons et grands auteurs africains, des légendes …

Notre centenaire Bernard Berlin Dadié, à propos duquel circulait une rumeur de décès  (hmmm la rumeur  !!! 😑) que je ne veux pas manquer de citer,  les auteurs de nos classiques, qui nous ont accompagnés pour notre cursus scolaire avec de bons mais parfois tristes souvenirs et toujours des leçons … ces livres que je ne peux oublier … La voie de ma rue de Sylvain Kean Zoh, lu au lycée. Je me souviens que j’en ai pleuré. Je pense que je dois le relire. « Le » Une si longue lettre de Mariama Bâ, véritablement impactant, le fameux Rebelle de Fatou Keïta qui sensibilise sur l’excision, Les frasques d’Ebinto d’Amadou Koné (dont la fin m’a laissé amère) … Et oui, les artistes doivent prendre et/ou laisser quelque chose en nous, nous transformer, parce que nous les avons lu. C’est bien ce qui fait d’eux les êtres particuliers qu’ils sont. Les histoires ne finissent pas non plus toujours comme nous le souhaitons ! 🙂

Pour parler des ouvres que je me suis récemment procurées, il y a POINGS d’INTERROGATION de cinq jeunes écrivains : Essy Kelly, Yehny Djidji, Malicka Ouattara, Cédric Marshall Kissy et Yahn aka. Vous pourrez trouver un article à propos sur le bog de Grâce MINLIBÉ sur lequel vous trouverez des éléments sur nombre d’écrivains africains ! 😉 elle est elle-même une jeune écrivaine ! 🙂

Je confesse publiquement que j’ai été bluffée par certains récits et que j’ai ressenti un peu de jalousie positive 😅 surtout en lisant les co-auteures de POINGS D’INTERROGATION. Confession que j’avais faite à Yahn aka que j’ai pu rencontrer, et qui m’a offert 2 livres (DÉMON – CRATIE dont il est l’auteur et celui intitulé A MOI LES TISONS SURVIVANTS, oeuvre poétique du professeur Séry Bailly) alors que j’en avais acheté 2 autres. Il avait été bien gentil de permettre la photo ensemble, dans une posture bien fraternelle ! 🙂

j’ai pensé :

« Je dois faire autant, sinon mieux » Et pour ce faire, Dieu seul sait combien je vais devoir travailler !

 

 

NB : J’avais alors appris que j’avais eu bien de chance d’avoir un « POINGS D’INTERROGATION » car il y avait rupture.

Des écrits que j’ai pu lire il y a peu, je veux citer Éducation au Métier d’Homme du sociologue, enseignant- chercheur Dr. KOUAKOU Oi Kouakou, qui m’a marquée parce qu’il s’inspire non seulement de nos réalités mais véhicule des messages-conseils pleins de sagesse par des « proverbes africains » comme :

Si tu ne fais pas de buttes, tu ne mangeras jamais l’igname que ton coeur désire.
Proverbe Akan, in Éducation au métier d’Homme (p.43)

Je n’ai probablement pas cité tous les grands auteurs africains, lu tous les livres (ce qu’une vie  – la mienne en tout cas – 😅 ne permettrait d’ailleurs pas) et, bien que nous ne puissions rien avoir à prouver, faisons mentir l’assertion selon laquelle « pour cacher la vérité à un noir, il faut la mettre dans un livre » .

Nous avons aujourd’hui, l’option pour les fans des écrans, d’utiliser des liseuses, de télécharger/acheter des versions numériques de livres. Mais je vous assure qu’il n’y a rien de tel que d’avoir le bijou en mode papier. Son bijou. De pouvoir y faire des notes, de pouvoir le faire dédicacer aussi par exemple. C’est bon pour la bibliothèque😃, mieux pour la santé, pour les yeux.

A nos livres pour voyager, pour être des amis de la découverte, de la connaissance, pour remercier tous ces auteurs, par un achat. Aucun montant ne vaut le temps de réflexion, des germes de la conception de l’oeuvre jusqu’à son accouchement. Et pourtant, les livres ne coûtent parfois rien.


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A bien tôt pour un autre partage 🙂

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