🙂
J’ai l’occasion, aujourd’hui encore  (je me la donne en tout cas), de parler de nos comportements de moqueurs face à nos semblables et plus particulièrement face aux personnes qui bégayent. Cela peut être surprenant, choquant, mais pour d’aucuns, rire quand autrui a du mal à s’exprimer de façon fluide n’est pas mauvais. C’est même amusant, presque naturel de réagir ainsi.
Parce que trouver un moyen de rire de l’autre relève d’un challenge pour plus d’uns, d’une occasion de faire l’intéressant(e), j’ai choisi cet angle, la dénonciation de nos écarts, en cette journée mondiale du bégaiement.

Au lieu de comprendre la réalité du bégaiement et celui qui bégaie, le bègue, nos virons très souvent vers le rire et la moquerie. Constat amer mais bien réel sous nos tropiques. C’est le lieu de procéder à la sensibilisation sur le sujet.
Faisons un petit rappel, ou informons-nous 
Le bégaiement est un trouble de la parole qui affecte son débit. Involontairement, la personne qui bégaie, répète ou prolonge les sons, les syllabes, les mots, les phrases ; observe des pauses dans la communication qu’elle veut établir (Wikipedia).

l’Organisation Mondiale de la Santé  (OMS) classe le bégaiement parmi les troubles émotionnels et comportementaux.


Vous souhaitez en savoir plus sur le bégaiement, ses manifestations, ses causes … ? Merci de lire cet article sur doctissimo.


Si le bégaiement est à l’origine inhérent à la communication orale (à ses débuts, avec l’enfant qui apprend à dire ses premiers mots), il devient handicapant passé le cap de l’apprentissage, bien que des personnes peuvent bégayer selon certaines situations dans lesquelles elles se trouvent, comme la colère, quand elles disent un mensonge, quand la personne avec laquelle elles communiquent exerce une certaine influence, un certain effet sur elles.
Dans tous les cas, c’est le regard extérieur, l’influence, qui déterminent parfois l’état du bègue et sa vie en société.
Certains bégayeurs sont par ailleurs de grands orateurs, parce qu’ils ont fait des exercices pour s’exprimer avec fluidité. Tout est donc une question d’environnement, de possibilité et de détermination.
L’enfant d’aujourd’hui, est éduqué par ses parents et par la société, pour être le parent de demain qui assurera la pérennisation de cette société, de ses valeurs. Si nous sommes moqueurs aujourd’hui, tâchons de nous ressaisir pour pouvoir apprendre à nos enfants le respect de l’autre, de sa différence.
Sur la toile, j’ai vu ce genre de message plus d’une fois : « Je cherche une fille bègue, pour relation. Ainsi, le temps qu’elle demande de l’argent, je serai déjà dehors » . Ça amuse, et je crois surtout, ceux qui ne sont pas bègues,  et n’en connaissent pas. Sinon, ce serait encore plus dommageable.  Dans le même sens, je n’apprécie guère les comedy show dans lesquels on imite les bègues.  Il faut avoir des limites, du bon sens, même quand on veut blaguer.
Une remarque déplacée, une vilaine blague, un rire moqueur peuvent marquer à vie. Je suis trop lourde peut-être mais un autre jour, ce pourrait être nous ou une personne qui nous est chère, la victime. Alors, nous comprendrons peut-être mieux.

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