Vous êtes dans une nouvelle interview décalée. Une autre Lumière. Je vais me faire le plaisir de la commencer, vu son titre, avec cette pensée  :

Si ce qu’il est noir n’est pas commun, ne brille pas naturellement parce que moins lumineux selon nos yeux qui ne voient pas forcément bien, sa beauté est incomparable et surpasse toutes les autres, dès qu’elle est identifiable en un seul point, aussi minime soit-il.

Moi-même 😅

Il a été choisi expressément, l’intitulé de l’article, bien que les choses ne vont pas spécifiquement tourner autour de ses éléments. Je voulais profiter d’un bout de réponse de mon invité, Koffi Eric-Innocent Konan, pour décrier certains de nos comportements, avant de consacrer un article à cet effet. Et puis, j’ai envie de dire tellement de chosesquant aux moqueries et aux moqueursCes personnes en vie mais qui rient des autres alors qu’elles ne savent pas ce qu’il va leur arriver la seconde qui suit, à elles ou une personne de leur famille, une personne qu’elles aimentQui rient du physique comme si elles fabriquaient elles des personnes « parfaites » , à partir de moules … Je parle ici de celles qui sont vilaines, méchantes, criminelles. Qui devraient comprendre que tous ces agissements peuvent « tuer » ! Après, vous pouvez bien me chahuter moi à propos de mes longues oreilles de lapin, il n’y a pas de problème ! 🙂 Taquiner, il n’y a rien de mal à ça non ? Enfin, si on sait les prédispositions du sujet qu’on taquine, sa capacité à digérer ou pas …  Bon, je ne veux pas plus risquer de dénaturer mon sujet. Je vous remercie en tout cas de me lire, et je dis grand merci aux interviewés qui acceptent de répondre à mes questions, sans savoir comment je vais « tout gâter » avec ma touche folle de « décalée » 😅 Il faut bien oser ! Seriez-vous d’accord pour vous y prêter ? A une interview décalée ? Vous êtes une Lumière africaine ? (On se fâche pas, tout le monde a des origines africaines puisque le 1er homme est originaire d’Afrique, même si d’autres « thèses » disent  autre chose et que les questions relatives à l’humain demeurent si grandes 😅😎 …) Merci alors de me laisser un message privé. Mon compte Facebook : Lisi Yao.

Monsieur Koffi, quelles voies avez-vous choisies pour votre carrière professionnelle et pourquoi ?

Après l’obtention de ma licence en journalisme, j’ai opté pour un master en stratégie et innovation en communication où je me suis spécialisé dans la promotion de l’image touristique. Pour le petit rappel, mes travaux de fin de cycle ont toujours porté sur la promotion touristique ivoirienne. Je voulais avant tout être plus professionnel dans le secteur touristique. Étant donné qu’il est rare de voir dans notre pays un master qui offre une spécialisation en communication touristique. En outre, je crois au secteur touristique. Un secteur mis en arrière par nos dirigeants et pourtant, il représente une force dans l’économie de plusieurs pays européens dont l’Espagne. Si ce secteur est rehaussé à sa juste valeur, il peut générer plusieurs emplois et être un frein non seulement au chômage, mais aussi à ce fléau d’immigration clandestine.

J’ai déjà trop parlé plus haut … Sinon, effectivement, nous avons tant à revendre ! Nous avons de trop beaux cadeaux de la nature ! Une grande et riche culture !

Vos formations ont-elles été particulières par la qualité qui en découlait ?  Conseilleriez-vous les organisations où  vous avez appris ?

Je conseillerai sans hésiter les écoles où j’ai effectué des formations. L’Institut des Sciences et Techniques de la communication (ISTC), le centre international de langue espagnol pour étrangers de l’université de Malaga et la faculté de communication de l’université de Malaga (Espagne). Ce sont des écoles qui m’ont donné des armes pour  être plus professionnel dans ma passion pour le journalisme, mais aussi dans le maniement de la langue espagnole.

Ah là là … On parle là de l’Institut à Abidjan !? Moi j’ai autre chose à dire, beaucoup d’ailleurs, à propos. Je ne vais par contre pas faire de commentaire pour le moment. Après ma licence, et 5 ans de « pause » (rires) je vais y faire un master 2 cette rentrée scolaire et franchement … Un élément sur l’établissement, je ferai probablement !

Les points particuliers de ma formation se sont axés sur la maîtrise de la langue. Je ressors avec un niveau de langue C1 et Le Diplôme d’Espagnol comme langue étrangère (DELE) reconnus officiellement. Il certifie un niveau de compétence et de maîtrise en espagnol. Ils sont délivrés par le ministère espagnol de l’Éducation, de la Culture et des Sports. Après, le master en stratégie et innovation en communication ou j’ai appris à analyser les pages touristiques et à vendre une destination touristique. Une capacité que je ne savais pas puisque je n’ai pas eu de formation préalable dans le secteur touristique.

Pourquoi avoir choisi l’Espagne comme destination après votre licence ?

Plusieurs raisons ont suscité mon intérêt pour l’Espagne au détriment de la France, contrairement à la majorité des étudiants de ma promotion. Je suis un fanatique de la langue espagnole. Pendant ma licence, j’eus la chance de collaborer comme bénévole pour une ONG Espagnole basée en Espagne. Je ne connaissais personne dans un autre pays que l’Espagne alors quand j’eus à choisir une destination, sans hésiter, mon cœur s’est penché sur l’Espagne. Et sérieusement, je ne regrette pas mon choix.

Quelques difficultés d’intégration ?

les difficultés furent nombreuses dès mon arrivée. Le problème de langue surtout, les premiers mois, le dépaysement, le changement de mentalité, un monde nouveau. Les plats qui n’étaient pas épicés comme chez moi, la solitude, comme je vis dans un petit village où il est rare de voir des noirs qui étudient. J’étais toujours pointé du doigt dans la rue, à la plage, a l’église. Certaines fois, des personnes se moquaient de moi juste parce qu’elles me trouvaient trop noir. Des mots ou expressions comme : « tu as pris du poids » , qui étaient bien vus dans mon pays étaient souvent des offenses pour un espagnol. Ce sont des situations auxquelles je ne m’attendais pas. Je n’y étais pas préparé. Honnêtement, j’ai dû apprendre à vivre comme un bébé (rires). À présent, ça va je suis bien intégré. J’ai une petite poignée d’amis. J’ai aussi un marché africain où je peux manger des plats de chez moi.

Waou waouh wa hou. Bon. Bon. Bon. Mon introduction parle un peu. Après, je ne sais pas s’il faut en vouloir, dans ce cas, à des personnes qui ne sont pas cultivées (rires). Je parle de culture car quand on ne sait pas, on doit chercher à apprendre, connaître, plutôt que rire. Comme le répète très souvent une amie, les voyages forment la jeunesse. Nous sommes bien plus de 7 milliards maintenant sur la planète bleue non ?  ça en fait des différences, dans un même corps … Et je pense à ceux qui rient des gens qui essaient de parler une langue en plus de la leur, alors qu’eux ne comprennent que la leur … Plein de choses à méditer !  

Nous remarquons que vous avez posé vos valises dans le monde artistique. Parlez-nous-en un peu.

j’ai toujours été un artiste dans l’âme, depuis l’école primaire. Une fois ici, j’ai juste voulu m’intégrer en apprenant d’autres choses culturelles. Pour que l’on respecte votre culture, il faut la mettre en valeur. On juge ce qu’on ne sait pas trop. Être en collaboration avec des espagnols dans le théâtre, la musique ou les films était pour moi une manière de promouvoir mon pays. En quelques sortes montrer que l’Africain est bien plus que les clichés de la faim ou de l’immigration clandestine qui polluent nos télévisions à longueur de journée.

Merci Gaspard ! En réalité, nous avons fait la licence ensemble et les amis l’appelaient Gaspard … C’est bien plus tard que j’ai su pourquoi. Je n’étais pas très fan d’école moi  !

Je ne sais pas si j’ai le sens de l’humour. Je reconnais que le film « Gaspard » réalisé en pratique par les étudiants de la production audiovisuelle 2012 de l’Institut des Sciences et Techniques de la Communication a permis de voir que j’avais un certain talent artistique. Je me dis qu’un être humain n’a pas de limite. C’est nous qui nous imposons des limites. Acteur, chanteur, danseur … je peux tout faire tant que j’ai la volonté d’apprendre.

Et votre amour pour l’écriture jusqu’à la parution de votre premier livre, que pouvez-vous en dire en quelques mots ?

L’écriture a toujours été ma passion. J’ai même remporté des prix littéraires en primaire et j’ai récemment été finaliste du prix poétique Paul Ahizi. Sur la page Facebook, Les couleurs 2 la vie ou mon blog temarium/ericblog quelques-unes de mes nouvelles et des poèmes sont disponibles. Mais, il faut dire que l’écrivain Biton Koulibaly a eu un impact sur mon style d’écriture. Il reste mon meilleur, mon modèle.

Eeeeh l’écriture ! Hmmmmm j’en suis amoureuse oh ! Et comme c’est une beauté enivrante, je comprends mieux pourquoi je suis attirée par elles …

FB_IMG_1539087163794

Pourquoi l’espagnol pour votre premier livre?

Mon premier livre en espagnol parce que je vis ici depuis 5 ans. Ce livre « VOCES EN LA SELVA » , en français « Des VOIX DANS LA FORET » naquit d’une collaboration entre moi et une illustratrice espagnole : Tete del Rio Romero, que je salue au passage, dans le but de promouvoir le continent africain.

C’est vraiment intéressant et le titre inspirant ! 

Les histoires que vous y racontez sont probablement de celles qui vous ont marqué !

Je parle effectivement dans ce livre de contes des problèmes qui ont toujours touché ma sensibilité comme le massacre des albinos pour la richesse, l’excision, l’immigration et les enfants prématurés etc. J’ai voulu à travers ces écrits montrer les vrais problèmes que nous vivons sur le continent.

Oh là là ! Comme on se ressemble ! Rires. Mon 1er article de blog avait pour titre : Tous différents, Tous Humains ! Et c’était à l’occasion de la sensibilisation à l’albinisme ! 🙂

A quand Voces En La Selva ou une autre oeuvre en langue française ? 

La version française est déjà disponible. Les contes ont été rédigés en français avant la traduction en langue espagnole. Au départ, j’avais opté pour la parution en Côte d’Ivoire, de la version française. J’ai vite abandonné parce que nous savons tous la stricte sélection des maisons d’éditions ivoiriennes. En outre, les maisons d’éditions ivoiriennes de nos jours encouragent l’autoédition. Je ne vis pas en Côte d’Ivoire. Nous y pensons parce que mon plus grand souci est de publier en français dans mon pays d’origine.

Hummm … je vais moi-même éditer mes écrits alors! Rires. Ah … Je me souviens que mon prof de sociologie, un éminent Dr. et écrivain 😊 a proposé d’éditer certains de mes poèmes ! Ouuuéééé

Quel est le coût du livre de contes et où s’en procurer ? 

Voces en la Selva est au prix de 14,95 euros soit 9,792 francs CFA, disponible dans toutes les libraires et plateformes littéraires espagnoles. Aussi disponible sur Amazon.

Aujourd’hui entre l’Europe et l’Afrique. Et demain? Comptez-vous vous installer définitivement sur l’un des continents ?

J’aimerai m’installer après les élections au pays pour enseigner la langue espagnole. J’envisage de faire un master en langue espagnole. Juste des projets. Le temps nous situera.

Ah … les fameuses élections africaines pffff mon frère, je peux très bien te comprendre ! Quant à l’enseignement, je cherche un prof privé d’espagnol et un autre pour l’arabe ! Pour l’anglais, plutôt un … 😉

Un mot de fin ? 

J’aimerai vous remercier pour l’intérêt que vous avez porté à ma personne. Mon mot de fin se portera sur la jeunesse ivoirienne. J’aimerai encourager la voie légale à tous ces jeunes qui désirent étudier à l’étranger. Je vous exhorte à l’entrepreneuriat. N’attendons pas des millions pour entreprendre. Nous perdons nos énergies, notre précieux temps sur les réseaux sociaux à commenter la vie d’autrui. Ce temps peut être investit dans la recherche des produits vivriers, des vêtements  … Il faudrait que notre jeunesse arrête de se plaindre, qu’elle sache que le continent Européen ou « derrière l’eau » comme on le dit dans notre jargon n’est pas un synonyme de réussite. Croyez-en vos rêves même si les débuts sont durs. Mettez Dieu au centre de vos vies.

received_491879074661756

Hummm mon ami africain, tu connais chanson « Allons à Paris » de notre regretté Dezy Champion ?  En tout cas, migration clandestine seulement arrêtons ! Après, certains de nos comportements sur les réseaux sociaux pfff TOUT UN AUTRE GRAND SUJET ! Quant aux débuts difficiles, ils le sont vraiment pour la grande majorité ! C’est en ce sens que je dis qu’on n’est pas prophète chez nous tant que l’or et l’argent n’ornent pas nos têtes ! 

Grand merci à toi ! Tu es une Lumière ! 🙂


Africain(e)s noir(e)s, merci de lire si cela n’a pas encore été fait, mon article qui dit pourquoi j’ai arrêté de me dépigmenter.

Quelque chose à communiquer ?  Merci de laisser un commentaire !

Je vous invite aussi à suivre le blog, à vous abonner. A bientôt pour un autre partage! 🙂

Un commentaire sur “« Des personnes se moquaient de moi parce qu’elles me trouvaient trop noir »

Ajouter un commentaire

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site vous est proposé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :