Désirée D. : « J’avais envie d’étudier dans ce pays qui est l’un des berceaux de la science politique »

Akwaba dans l’interview de calée.

Hayaya aïe aïe aïe! J’imagine ce que les gens qui nous connaissent vont dire! Certains d’entre eux quoi. Oui, nous-nous connaissons elle et moi! Comme plusieurs personnes interrogées et à interroger. Oui-oui! Je lui ai même donné un surnom : « petit bébé » , que je n’utilise presque plus depuis que mon cœur s’est endurci!  😅

Bon, si vous étiez ami(e) à un(e) bon(ne) ami(e), qu’auriez vous fait à ma place? J’arrête là.

Elle est un exemple par son parcours!
Elle devrait être une Lumière inspiratrice pour plus d’un! Pourquoi?
Je vous invite à lire…

Nombreux sont les jeunes qui immigrent en Europe pour diverses raisons. Désirée Deneo est une jeune étudiante qui a obtenu sa licence en science politique dans un Institut à Abidjan. Elle poursuit ses études en Europe. La jeune femme raconte son expérience et se prononce sur l’immigration clandestine des jeunes.

Désirée D. a-t-il été aisé de partir pour les études ?

Aisé de partir pour les études (elle semble évasive)… Je dirai non parce que ce n’était pas évident, pour des raisons personnelles. J’ai même été à deux doigts de renoncer à mon voyage bien que j’ai eu des affectations dans plusieurs universités. J’ai obtenu la bourse qui m’a permis de financer mes études pendant deux ans.

Des raisons personnelles… j’aurais bien voulu en savoir plus moi! Et pas que pour moi… C’est abusé !? 

Comment avez-vous obtenu votre bourse et était t-elle limitée qu’à deux ans ?

J’ai obtenu ma bourse avec l’Institut Universitaire d’Abidjan (IUA), où j’ai fais mon parcours licence en science politique. Pour obtenir la bourse, il fallait remplir certaines conditions comme avoir de bonnes moyennes et modestie mise à part, j’ai été major de ma promotion durant mes trois 3 années de licence. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai eu la bourse. Et en parallèle, j’étais très investie et très active au niveau de la vie associative de mon université.
La bourse était limitée à 2 ans avec possibilité de la renouveler au cas où j’obtenais un contrat doctoral mais les choses ne se sont pas déroulées ainsi. Je n’ai pas encore de contrat doctoral.

Ah ouais… c’est pas du gâteau tout ça!  Ou si? Faut être bon en classe, sociable, engagé et plein d’autres trucs… Hummm mais c’est pas pour ça non plus que je préfèrerai emprunter la voie dangereuse et parfois si meurtrière de la migration clando!

Votre bourse vous permettait t-elle d’avoir les conditions minimum pour subvenir à vos besoins?

Il faut souligner que j’avais une demi bourse et pas une bourse parce que pour qu’un étudiant vive décemment en France, il faut 615 euros et ma bourse était de 309 euros par mois sur une période de 2 ans. Le reste était pris en charge par mes parents et par moi-même à travers mes jobs-étudiant.

Ah ça! À ma calculette! Et au travail! 

Vous vivez en France. Quelle y est l’atmosphère pour un étudiant ?

Je vis à Poitiers et c’est différent culturellement et administrativement. Il y a toute une grosse différence et quand on arrive la première année, ça n’est pas du tout aisé et même quand on y vit 5 ans. L’individualisme fort prononcé de la société, le fait de se retrouver à plus 6000 Km de chez soi fait qu’on a parfois ce sentiment de dépaysement, un sentiment de mal être et donc on peut parfois être confronté à la dépression, à la tristesse, à plusieurs états d’âme.
Après, l’atmosphère est propice pour les études en terme d’accessibilité ou d’accès à la documentation surtout pour ceux qui font la recherche et au niveau de l’éducation qui ne coûte pas cher, environ 550 euros pour l’année universitaire avec tous les divers droits qui s’y accompagnent. Je dirais que le cadre est favorable pour celui qui veut étudier et qui a vraiment de la motivation.

Étudier et vraiment être motivé… Je retiens ça et tiens à dire que je suis moi-même peut-être super individualiste… euh chai pas trop en réalité… Et que, Arafat et le placali 200… c’est peut-être  (surtout) ça qui devait te manquer! 😅

Quelles ont été vos motivations pour continuer vos études en France ?

Elles sont simples. J’avais envie d’étudier dans ce pays qui est l’un des berceaux de la science politique dans le milieu francophone et j’avais aussi envie de quitter la Côte d’Ivoire, aller à l’international.

Envie Envie Envie! 

Et si vous devriez comparer les environnements et les systèmes éducatifs ivoirien et français, quel pays selon vous est le plus favorable pour réussir ?

Je dirais que le système éducatif français est favorable pour réussir parce qu’on met tout à la disposition de l’étudiant et en même temps le fait que nous soyons loin peut nous être défavorable.
Après, étant donné qu’en Côte d’Ivoire avec les difficultés et la crise que connaît le système éducatif, c’est compliqué de pouvoir s’en sortir au niveau des études sachant qu’on peut passer une année d’étude en 3 ans et les grèves intempestives ça n’est pas du tout évident mais quoi qu’on dise, il y a aussi ce défi à relever.

ça là moi je dis rien ooo seuleument que faut venir je vais partir à mon tour et revenir pour qu’on relève les défis ! 😅

Que pouvez-vous dire du phénomène de l’immigration clandestine avec tous ces jeunes qui empruntent des chemins dangereux dans l’espoir d’une vie meilleure ?

Le phénomène de l’immigration clandestine… Après ma licence, j’ai continué en Master de politique comparée et de relations internationales en France pour ensuite virer en géographie et migrations internationales où je me spécialise en espace et société.
C’est un phénomène qui a pris de l’ampleur et qui est aujourd’hui assez médiatisé pourtant il n’est pas nouveau en soi. Si aujourd’hui ce phénomène est croissant, et qu’on voit de plus en plus de jeunes qui vont affronter le désert et la mer, les barbelés pour pouvoir rejoindre l’Europe, c’est parce que quelque part nos politiques ont failli en Afrique, et c’est le désespoir.

Ces jeunes ont envie d’aller à la recherche de l’eldorado, en quête d’une vie meilleure. Pour moi, même si cela est un peu idéaliste (l’avenir appartient aux rêveurs), il faut pouvoir mettre en place des politiques de développement pour les jeunes afin qu’ils n’aillent pas périr dans le désert et la méditerranée et vivre comme des « chiens ». Il faut pouvoir lutter contre l’immigration clandestine et l’endiguer depuis les pays de départ sinon ce phénomène ne prendra pas fin.

Vraiment! Hummm Je peux plus et mieux dire mais vraiment… ya des choses qui fendent l’âme quoi…

Envisagez-vous de revenir en Côte d’Ivoire pour travailler ou de rester en France ? Pourquoi ?

Moi j’ai envie de retourner dans un pays d’Afrique, pouvoir travailler, pouvoir mettre ce que j’ai appris et engrangé comme connaissance à contribution, à la disposition de mon continent, de mon pays. Mon rêve c’est de pouvoir retourner en Côte d’Ivoire et travailler dans le milieu éducatif.

 

Quels nobles objectifs! Moi je t’attends. Ministre de l’éducation nationale ça te dis? C’est moi qui nomme! 😅


Merci à tous, c’était l’interview pas comme les autres (mais il y en aura comme les autres hein 😦 ), dans laquelle j’ai trop parlé, pour ne même pas avoir des interventions de personne calée.

NB : Cette Interview a été faite en janvier 2018 (mais pas obsolète du tout non? 😉 ), sans bien sûr les parties décalées ! 😅 C’était un exercice  (MP1 Journalisme). Ma note, c’était 15/20! Quand même ! 😉 Le correcteur avait par ailleurs reproché la longueur de l’élément.

Quelque chose à signifier?  Merci de laisser un commentaire!  🙂

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